10 novembre 2009
Trois femmes puissantes, Marie N'Diaye
Je n'aime pas dire du mal d'un livre, j'essaie toujours d'y trouver un point positif, mais là, force est d'avouer que je n'ai pas du tout, mais du tout accroché.

Certes le sujet pouvait être fort intéressant (et il me tentait), ces histoires de femmes africaines, d'intégrations plus ou moins bien réussies, mais le style est tellement ennuyeux, ça se traîne, ça se traîne tellement avec des phrases longues, tres longues, que j'ai perdu tout intérêt pour le fond tant la forme m'a déplue.
Désolée.....
09 novembre 2009
Ce que je sais de Vera Candida, Véronique Ovaldé
Il y a des livres que l’on déguste, où l’on prend soin d’arriver tranquillement à la fin, dont on a du mal à quitter l’univers enchanteur. Ce fut mon cas à la lecture de ce magnifique livre, plusieurs jours après l’avoir terminé, je suis encore en état de grâce.

Ce que je sais de Véra Candida, est un conte qui commence dans une île imaginaire, Rose Bustamente est faite prisonnière par un homme despotique et sans cœur, elle le quittera avec en son sein Violette. Rose élèvera Violette seule, en ne comptant que sur elle même, et la triste histoire se répète, Violette aura elle aussi une fille dont elle ne dévoilera pas le nom du père. C’est Rose qui élèvera la petite,Véra, qui, deviendra elle aussi maman à 15 ans. Mais Véra décidera de rompre cette ‘’malediction’’ et quittera l’île pour élever sa fille dans la grande ville. Elle échouera dans un centre pour mamans célibataires, tenu par la veuve d’un ancien nazi, puis grâce à son courage et la force que lui donne son bébé, elle trouvera un travail qui lui permettra de gagner en autonomie.
Mais il n’y a pas que des femmes dans ce roman, il y a aussi un homme, Itxaga, qui, à force de pugnacité arrivera à apprivoiser Véra et sa fille Monica rose.
Ce qui m’a transporté dans cet ouvrage, ce n’est pas l’histoire de fond, mais l’écriture magique de Véronique Ovaldé qui nous transporte dans ce mon imaginaire mais avec des personnages si réels. Par petites touches, avec des phrases à priori très simples, elle sème des petites graines qui germent dans notre esprit et se transforment en odeurs, images, sons…. Ce texte est une véritable mélodie, une explosion des sens. Haaaaa, je m’arrête là car je suis encore sous le charme.
Juste pour le plaisir, un petit extrait :
"L'arithmétique
Pendant des années, quand Monica Rose s'assoirait sur le canapé entre Vera Candida et Itxaga, elle se serrerait contre eux, bougerait son minicul comme si elle se faisait un nid, les prendrait par le bras et dirait, On est bien tous les deux.
La première fois, Vera Candida rectifierait, On n'est pas deux, on est trois.
Et Monica Rose répondrait, On est bien quand même."
03 novembre 2009
Ouvrons les portes !
Imaginons que l'une de mes filles ( ou la votre) souhaite intégrer une classe préparatoire pour les grandes écoles (CGPE), pour vous il est évident que dans ce cadre, elle pourra bénéficier d'une place dans l'internat du lycée qu'elle integrera.
Et bien non !
Pourquoi ?
Parce qu'elle est une FILLE !?!
Sachez qu'en France, sur 16 académies seulement 34% des places en internat sont réservées aux filles, le reste, c'est pour les garçons.Certains lycées ont même décidé de n'héberger que des garçons.
Votre fille sera obligée d'aller se loger ailleurs, ce qui implique des frais de scolarité plus élevés, a priori, votre fille ne sera pas non plus à proximité de son lieu d'étude, ce qui impliquera de longs et fatiguants trajets qui rogneront sur le temps consacré à son travail scolaire. Et nous savons tous plus ou moins comme les classes préparatoires sont exigentes à ce niveau. Bien sûr, si elle n'a pas de place dans l'internat elle aura plus de difficultés à organiser son travail en groupe ou aller à la bibliothéque.
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi je trouve que ce n'est pas juste, que les garçons sont mieux traités que les filles et que nous sommes face à une descrimination flagrante de la femme.
Si vous partagez mon opinion,si vous pensez que l'internat est une aide qui devrait être accordée non pas en fonction du sexe mais en fonction du mérite scolaire, de la distance,et de la condition sociale, je vous invite à aller signer cette pétition :ouvrons les portes (clic clic)
Mais aussi et surtout, des leur plus petite enfance, ne formatez pas votre enfant avec cette notion qui ne devrait pas exister entre métiers de filles et métier de garçons, et peut être aurons nous plus de d'ingénieures et de sages-hommes.
Au passage, je remercie Florence Montreynaud, du reseau ''Encore Féministe'', qui m'a informée de l'existence de cette pétition pour un traitement égalitaire.
A l'heure où nous parlons d'identité nationale, se sentir francais dans le pays des droits de l'homme, de l'égalité et de la fraternité, cela ne devrait pas commencer par ne pas recevoir un traitement différent selon notre sexe ?
EDIT : Veuillez m'excuser si je me suis mal exprimée, je prends comme exemple une de mes filles, mais ce pourrait être aussi la votre. Pour le moment mes filles ne savent pas ce qu'elles feront apres le bac. Ce billet est pour vous faire prendre connaissance d'une injustice envers mes filles, vos filles, toutes les femmes et vous inciter à signer une pétition visant à y mettre fin.
28 octobre 2009
LOVING FRANCK, Nancy HORAN
Loving Franck est une fiction historique qui emporte actuellement un large succès outre atlantique.

Ce roman raconte la passion entre deux êtres d’exception :
Franck Lloyd, architecte avant-gardiste qui inventa le concept des maisons de la prairie.

Et Mamah Borthwick, féministe convaincue.

Les événements que retrace ce livre se déroulèrent entre 1905 et 1913.
Tout commence lorsque Mamah et son mari font appel aux services de l’architecte en vogue , Franck Lloyd, pour construire leur maison.
Mamah est alors une épouse modèle menant une vie heureuse et parfaite, mais la passion amoureuse n’obéit à aucune loi, c’est pour cela, bien que s’y refusant au début, elle tomba éperdument amoureuse de Franck, lui même marié et père de 6 enfants.
Ils abandonnent chacun leur famille pour vivre leur passion en Europe.
Mamah rencontre alors la philosophe suédoise Ellen Key qui prêche pour l’émancipation des femmes, celle ci va beaucoup l'influence dans son choix de vie.
Il faut savoir que nous sommes dans les années 1900, et on ne divorce pas aussi facilement que de nos jours. Pour obtenir celui-ci, Mamah doit s’éloigner de son mari (et de ses enfants) durant deux ans. Dévorée par la passion et son envie d’émancipation, elle le fit et obtint le divorce.
Par contre, de son coté, Franck ne divorcera pas car son épouse refuse cette idée.
Cette liaison fit énormément scandale dans l’Amérique puritaine du début du 20eme siècle.
Le couple finira pas s’installer aux Etats Unis et s’établira dans le Wisconsin où l’architecte aura fait construire une maison suivant son concept de maison naturelle qui se marie avec la nature .
Ce roman s’attache surtout à la personnalité de Mamah, tiraillée entre son désir d’émancipation et son amour maternel. Mamah est une femme qui cherche avant tout à se réaliser par elle-même, à devenir quelqu’un pour elle, qui ne souhaite pas exister au travers des autres, que ce soit un mari, des enfants ou un amant.
Je dois avouer que c’est ce qui m’a mis mal à l’aise dans la lecture de ce livre, certes passionnant car retraçant les premières luttes féministes : le droit pour les femmes de travailler, de voter, de divorcer…..mais, par rapport à mon propre vécu, et bien que défendant ces idées, je n’arrive toujours pas à comprendre comment une mère peut abandonner ses enfants au profit d’une passion.
Et ce n’est pas dans ce roman que j’aurai trouvé une réponse.
En conclusion, je dirai que c’est un bon roman, intense, avec des personnages captivants.
27 octobre 2009
La chambre d'Albert Camus et autres nouvelles, William Réjault
Il était une fois un infirmier qui ouvrit un site où il racontait des tranches de vie de son métier, ce site s’appelait le journal de Ron l’infirmier.
Très vite, le suces fut au rendez vous, pas moins de 5000 lecteurs quotidiens.
Ron fut repéré par un éditeur, c’est ainsi que naquît le livre ‘’ la chambre d’Albert Camus et autres nouvelles’’ qui regroupe 43 nouvelles. Cette fois ci Ron retire son habit d’infirmier et devient William Réjault, l’écrivain.

Outre le contenu de ces nouvelles emplit d’humanité, on ne peut qu’être touchés par le style de William Réjault, qui de quelques mots vous émeut au point de sentir une larme perler aux coins de vos paupières, puis à la nouvelle suivante, ce surplus lacrymal se transforme en larme de fou rire
Ce livre nous rappelle que le métier d’infirmier ne se limite pas à faire des pansements ou des prises de sang. Ce sont aussi des médecins des âmes qui fréquentent au quotidien les événements de la vie, et la vie, c’est aussi la mort. Ce sont bien souvent les infirmiers qui accompagnent les personnes en fin de vie.
Alors c’est vrai qu’ils ont parfois l’humour potache, qu’ils donnent l’impression de ne pas être touchés par la souffrance qu’ils côtoient mais c’est aussi une façon pour eux de prendre le recul nécessaire pour exercer un très beau métier qui est bien souvent une vocation.
Ce livre m’a ramené dans les années 90, Paris connaissait une vague d’attentats. Mon ex-mari était alors infirmier aux urgences d’un hôpital parisien. Un soir, à la maison, avec un ami exerçant la même profession, ils faisaient le point sur ces événements qui les avaient touchés au plus prés, et ils furent pris d’un fou rire nerveux en se rappelant avoir soigné une victime d’attentat qui succomba à ses blessures, lorsqu’ils avertirent son époux, celui-ci fit une crise cardiaque. Leur fille, venue en urgence de province, perdit quelques semaines plus tard le bébé qu’elle attendait. Surréaliste n’est ce pas ?
20 octobre 2009
Parole de Léa
Ce matin en partant travailler :
Moi : Ce soir maman revient vers 19h, je vais à la piscine.
Léa : Pourquoi tu y vas, il fait froid
Moi (sur un ton ironique) : Je vais faire des longueurs pour sculpter mon corps de rêve
Léa ( sur un ton réaliste) : Ben alors, une séance te suffira pas maman, y'a du boulot......
15 octobre 2009
Jour de fête
Dans ma petite entreprise, et surtout dans mon département, les femmes se font rares.
Une d'entre elles est actuellement en congé maternité et la seconde vient d'annoncer le lancement d'un nouveau prototype.
Cette jolie nouvelle fut lancée lors du repas, alors fusa LA QUESTION aux uns et aux autres, a savoir, quand se lanceront- ils à nouveau dans la grande aventure de la paternité.
Bizarrement, personne ne me questionne et je m'en étonne en riant, et là de fut ma fête, voici le florilège des phrases qui me furent lancées :
- C'est par respect pour toi Valérie, on ne veut pas remuer le couteau dans la plaie.
- Valérie, quand elle nous annonce un nouveau venu dans son lit, c'est un chat !
- Tu as quel âge déjà ?
hi hi, s'ils savaient mon petit secret.....ils feraient moins les malins.
La boîte à images est de retour !
Pour moi, c'est une trés bonne nouvelle, Alain Korkos, apres deux ans de fermeture, ré-ouvre son fameux blog : la boîte à images (clic clic ici).
Je vous invite à aller vous y promener, de façon ludique, KA vous décrypte les oeuvres d'art.
Peut être que le Vrai Parisien retrouvera lui aussi le temps de bloguer ?
14 octobre 2009
Jardin d'été, Tralala
Un joli jardin brodé en 1x1 sur de l'étamine, transformé en pochon rempli de bâtons de cannelle pour embaumer mon petit coin salon :

13 octobre 2009
Ma grand-mère avait la même
Il y a fort longtemps, avec sa premiere paie, un jeune homme offrit à sa maman, veuve et couturiere à domicile, une machine à coudre ultra moderne pour remplacer sa SINGER à pédale.
Cette dame, qui était ma grand-mere, passa des jours et des nuits sur cette machine à aligner des points pour élever ses deux fils.
C'est non sans émotion que mon papa m'a transmis cette petite merveille, qui coud, qui brode.....Une vraie bête de course.
Avec elle, j'ai des projets plein la tête et à chaque fois que je m'installe devant, j'ai une douce pensée pour ma mémée.


