Des filles, des petites croix, et beaucoup de bla-bla

Une maman, deux filles, 4 chats et la passion du point de croix mais aussi de la lecture, etc, etc

21 novembre 2009

changer tout...sans rien changer

Dans ce billet, je vous relatais mes soucis pour faire enlever mon implant contraceptif. Mon médecin traitant m'a envoyé vers un gynécologue de l'hôpital, qui, avec une grande dextérité sous anesthésie locale a réussi à me l'enlever sans me faire le moindre mal, je me retrouve tout de même avec trois points de suture, mais me voici débarrassée !

L'avantage d'avoir toujours vécu dans la même ville est d'avoir sur place mon dossier médical, vous allez comprendre....

J'ai la chance d'avoir eu deux maternités, mais mes filles ont la malchance de vivre sans papa. Il est clair que mon plus grand cauchemar est de retomber enceinte vu mon inaptitude à garder un amoureux. Et élever seule deux enfants, c'est vraiment trés dur, beaucoup de bonheur, mais trop de difficultés.
La merveilleuse histoire que je vis avec mon amoureux,est, je le sais, pour des raisons que je ne souhaite développer ,moribonde, dans moins d'un an il sera reparti à l'autre bout de la Fance, et la JD n'a jamais été dans les projets d'avenir d'un homme. Bref, c'est ainsi , je le sais et je vis le moment présent.

Raison de plus pour ne pas avoir envie de me retrouver face au problème d'une grossesse non désirée.

Mon refus de ne pas vouloir tenter la grande aventure de la maternité ne date pas d'aujourd'hui, en 2002, j'avais déjà été dans cette hôpital pour demander la ligature des trompes. Je fis d'abord face un un refus catégorique, mais devant mon insistance, j'ai pu rencontrer la psychologue qui valida ma demande. Il fallait encore que je réfléchisse 4 mois. Ensuite, le gynécologue me proposa l'implant contraceptif , méthode que j'ignorais. Franchement, c'est une méthode qui me convenait parfaitement, vu que depuis 2002, mis à part de longues périodes d'abstinence (le moyen de contraception le plus infaillible,), j'en étais totalement satisfaite.

Sauf que......

Avec l'accident du batonnet parti se promener dans mon bras, la difficulté de trouver un medecin gynécologue maitrisant la technique de son retrait, je suis restée de longs mois ''sans filet '' fiable coté contraception,et ce n'est pas confortable du tout pour commencer une relation amoureuse sereine.

Et nous voici arrivés au point le plus important de mon billet, le médecin que j'ai rencontré la semaine dernière a lu dans mon dossier mon souhait de stérilisation définitive, il me demanda si je le souhaitais toujours. Sans ambiguïté, je lui répondis que s'il me faisait cela avant la fin de l'année, ce serait mon plus beau cadeau de Noël.

Mi-décembre, je vais être hospitalisée une journée pour une ligature des trompes via la méthoce ESSURE, pour tout savoir clic clic ici.

Et c'est le sourire aux lèvres que je vais effectuer cette intervention, j'ai 38 ans, je suis maman, et j'ai envie de vivre ma vie de femme sans soucis. J'ai deux magnifiques filles que je vois grandir, j'ai envie de passer à une autre phase de ma vie.

Je sais trés bien ce que je fais, c'est mon corps, il m'appartient, alors je vais tout changer....sans changer.

Posté par La JD à 21:04 - Un peu de moi - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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19 novembre 2009

Christmas, Jardin privé

Chaque nouvelle création de Nathalie me fait craquer.

Voici ma derniere acquisition que j'ai brodé en quelques jours seulement, un régal !

Si vous ne connaissez pas encore le jardin privé de nathalie : clic clic ici

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18 novembre 2009

PAVOTS, HS de fil en aiguilles

Malheureusement, ce journal est en liquidation judiciaire, c'est bien domage car j'y trouvais toujours de bien jolis modeles de broderie comme ces pavots que je viens de terminer :

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17 novembre 2009

Les heures souterraines, Delphine de Vignan

J’avais beaucoup aimé son dernier opus ‘’No et moi’’, c’est donc avec beaucoup d’avidité que j’ai entamé la lecture de ce livre.

9782709630405

L’écriture de Delphine de Vignan est toujours la même, sans fioritures, nette et directe.

Dans cet ouvrage, il est question de la solitude des êtres humains dans une grande ville, de la violence silencieuse.

Mathilde, est veuve, maman de 3 enfants. Tous les jours elle empreinte le même trajet pour aller travailler. Son travail lui plait, jusqu’au jour où son supérieur pour une raison inconnue décide de se débarrasser d’elle, alors Mathilde, silencieusement, va subir l’enfer du harcèlement moral. Jusqu’au moment où elle n’aura plus la force de se battre. Delphine de Vignan décrit ici parfaitement les mécanismes du harcèlement moral, de la détresse, du processus de victimisation, à vous en faire froid dans le dos. A moins de rencontrer une personne qui saura l’aider, l’épauler, comme lui a prédit une voyante, elle sent qu’elle s’enfonce de plus en plus, qu’elle a moins en moins de force de lutter.

Thibault, de son coté est médecin  pour les ‘’urgences médicales’’, il vient de quitter une femme qui ne l’aimait pas. A 43 ans, sa vie se résume à parcourir Paris en voiture, subir les embouteillages et tous les aléas de la circulation dans Paris, et soigner les gens, leur maladie et leur détresse morale.

Ces deux êtres sont seuls parmi des millions, comme tant d’autres.

Au fur et à mesure du déroulement de leur calvaire, le lecteur n’a qu’une espérance, c’est que leurs chemins se croisent. Mais ce livre n’est pas un conte de fée, il traite de la triste réalité de notre époque.

Une phrase m’a beaucoup touchée, pour avoir eu moi aussi ce ressenti sans jamais avoir réussi à l’exprimer par des mots : ‘’ chaque jour qui passe elle entame sa substance, elle entame l’essentiel’’

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13 novembre 2009

J'suis contente, j'suis contente !!!!

Celles et ceux qui me lisent depuis longtemps savent que ma fille Léa a été gravement malade étant petite, il y a eu notamment 3 années trés dures, et comme pour me former une carapace pour tenir le coup, j'ai pris 10 kg par an, soit 30 kg !

Cela fait maintenant 6 ans que ma Miss est tirée d'affaire, tout le monde me disait gentiment que maintenant j'allais pouvoir penser à moi (traduction : faire un régime et du sport) mais le déclic ne venait pas. J'ai essayé quelques fois mais la motivation n'était pas au rendez vous.

Et puis, je me suis habituée à mes rondeurs, j'ai refait ma garde robe, mais mesurer 1m76 et peser 98kg, ce n'est pas facile à assumer, surtout quand le tour de poitrine est proportionnel à la taille et au poids....

Et puis, il y a un peu plus d'un mois, j'ai eu le déclic, j'ai décidé d'y aller doucement, de ne pas me priver (la vie est assez difficile comme cela) mais juste de manger autrement. Je privilégie les poissons, les légumes (grâce au panier bio que je reçois chaque semaine à la maison, c'est génial) et les fruits. Ce qui ne m'empêche pas de faire des écarts si je vais au restaurant avec mon nouvel amoureux, d'ailleurs, il y est peut être pour quelque chose dans ce déclic même s'il dit m'adorer comme je suis.....

J'essaie d'aller à la piscine régulierement, c'est le plus dur....

Et.....

Roulement de tambours ........

Ce matin je suis à -8 kg !!!!!!

Je me suis donné comme premier objectif -10 kg.

Je stabilise et dans 6 mois je recommence.

Je croise des doigts pour que l'un de mes rêves se réalise : ne plus être une grosse.

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11 novembre 2009

Salon de la broderie à Compiegne

Ce week-end, avait lieu dans ma citée impériale 'le salon de la broderie''.

Malgré un méchant rhume et 38 de fièvre, j'y suis allée faire quelques emplettes :

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10 novembre 2009

Trois femmes puissantes, Marie N'Diaye

Je n'aime pas dire du mal d'un livre, j'essaie toujours d'y trouver un point positif, mais là, force est d'avouer que je n'ai pas du tout, mais du tout accroché.

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Certes le sujet pouvait être fort intéressant (et il me tentait), ces histoires de femmes africaines, d'intégrations plus ou moins bien réussies, mais le style est tellement ennuyeux, ça se traîne, ça se traîne tellement avec des phrases longues, tres longues, que j'ai perdu tout intérêt pour le fond tant la forme m'a déplue.

Désolée.....

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09 novembre 2009

Ce que je sais de Vera Candida, Véronique Ovaldé

Il y a des livres que l’on déguste, où l’on prend soin d’arriver tranquillement à la fin, dont on a du mal à quitter l’univers enchanteur. Ce fut mon cas à la lecture de ce magnifique livre, plusieurs jours après l’avoir terminé, je suis encore en état de grâce.

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Ce que je sais de Véra Candida, est un conte qui commence dans une île imaginaire, Rose Bustamente est faite prisonnière par un homme despotique et sans cœur, elle le quittera avec en son sein Violette. Rose élèvera Violette seule, en ne comptant que sur elle même, et la triste histoire se répète, Violette aura elle aussi une fille dont elle ne dévoilera pas le nom du père. C’est Rose qui élèvera la petite,Véra, qui, deviendra elle aussi maman à 15 ans. Mais Véra décidera de rompre cette ‘’malediction’’ et quittera l’île pour élever sa fille dans la grande ville. Elle échouera dans un centre pour mamans célibataires, tenu par la veuve d’un ancien nazi, puis grâce à son courage et la force que lui donne son bébé, elle trouvera un travail qui lui permettra de gagner en autonomie.

Mais il n’y a pas que des femmes dans ce roman, il y a aussi un homme, Itxaga, qui, à force de pugnacité arrivera à apprivoiser Véra et sa fille Monica rose.

Ce qui m’a transporté dans cet ouvrage, ce n’est pas l’histoire de fond, mais l’écriture magique de Véronique Ovaldé qui nous transporte dans ce mon imaginaire mais avec des personnages si réels. Par petites touches, avec des phrases à priori très simples, elle sème des petites graines qui germent dans notre esprit et se transforment en odeurs, images, sons…. Ce texte est une véritable mélodie, une explosion des sens. Haaaaa, je m’arrête là car je suis encore sous le charme.

Juste pour le plaisir, un petit extrait :

"L'arithmétique

Pendant des années, quand Monica Rose s'assoirait sur le canapé entre Vera Candida et Itxaga, elle se serrerait contre eux, bougerait son minicul comme si elle se faisait un nid, les prendrait par le bras et dirait, On est bien tous les deux.

La première fois, Vera Candida rectifierait, On n'est pas deux, on est trois.

Et Monica Rose répondrait, On est bien quand même."

03 novembre 2009

Ouvrons les portes !

Imaginons que l'une de mes filles ( ou la votre) souhaite intégrer une classe préparatoire pour les grandes écoles (CGPE), pour vous il est évident que dans ce cadre, elle pourra bénéficier d'une place dans l'internat du lycée qu'elle integrera.

Et bien non !

Pourquoi ?

Parce qu'elle est une FILLE !?!

Sachez qu'en France, sur 16 académies seulement 34% des places en internat sont réservées aux filles, le reste, c'est pour les garçons.Certains lycées ont même décidé de n'héberger que des garçons.

Votre fille sera obligée d'aller se loger ailleurs, ce qui implique des frais de scolarité plus élevés, a priori, votre fille ne sera pas non plus à proximité de son lieu d'étude, ce qui impliquera de longs et fatiguants trajets qui rogneront sur le temps consacré à son travail scolaire. Et nous savons tous plus ou moins comme les classes préparatoires sont exigentes à ce niveau. Bien sûr, si elle n'a pas de place dans l'internat elle aura plus de difficultés à organiser son travail en groupe ou aller à la bibliothéque.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi je trouve que ce n'est pas juste, que les garçons sont mieux traités que les filles et que nous sommes face à une descrimination flagrante de la femme.

Si vous partagez mon opinion,si vous pensez que l'internat est une aide qui devrait être accordée non pas en fonction du sexe mais en fonction du mérite scolaire, de la distance,et de la condition sociale, je vous invite à aller signer cette pétition :ouvrons les portes (clic clic)

Mais aussi et surtout, des leur plus petite enfance, ne formatez pas votre enfant avec cette notion qui ne devrait pas exister entre métiers de filles et métier de garçons, et peut être aurons nous plus de d'ingénieures et de sages-hommes.

Au passage, je remercie Florence Montreynaud, du reseau ''Encore Féministe'', qui m'a informée de l'existence de cette pétition pour un traitement égalitaire.

A l'heure où nous parlons d'identité nationale, se sentir francais dans le pays des droits de l'homme, de l'égalité et de la fraternité, cela ne devrait pas commencer par ne pas recevoir un traitement différent selon notre sexe ?

EDIT : Veuillez m'excuser si je me suis mal exprimée, je prends comme exemple une de mes filles, mais ce pourrait être aussi la votre. Pour le moment mes filles ne savent pas ce qu'elles feront apres le bac. Ce billet est pour vous faire prendre connaissance d'une injustice envers mes filles, vos filles, toutes les femmes et vous inciter à signer une pétition visant à y mettre fin.

28 octobre 2009

LOVING FRANCK, Nancy HORAN

Loving Franck est une fiction historique qui emporte actuellement un large succès outre atlantique.

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Ce roman raconte la passion entre deux êtres d’exception :

Franck Lloyd, architecte avant-gardiste qui inventa le concept des maisons de la prairie.

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Et Mamah Borthwick, féministe convaincue.

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Les événements que retrace ce livre se déroulèrent entre 1905 et 1913.

Tout commence lorsque Mamah et son mari font appel aux services de l’architecte en vogue , Franck Lloyd, pour construire leur maison.

Mamah est alors une épouse modèle menant une vie heureuse et parfaite, mais la passion amoureuse n’obéit à aucune loi, c’est pour cela, bien que s’y refusant au début, elle tomba éperdument amoureuse de Franck, lui même marié et père de 6 enfants.

Ils abandonnent chacun leur famille pour vivre leur passion en Europe.

Mamah rencontre alors la philosophe suédoise Ellen Key qui prêche pour l’émancipation des femmes, celle ci va beaucoup l'influence dans son choix de vie.

Il faut savoir que nous sommes dans les années 1900, et on ne divorce pas aussi facilement que de nos jours. Pour obtenir celui-ci, Mamah doit s’éloigner de son mari (et de ses enfants) durant deux ans. Dévorée par la passion et son envie d’émancipation, elle le fit et obtint le divorce.

Par contre, de son coté, Franck ne divorcera pas car son épouse refuse cette idée.

Cette liaison fit énormément scandale dans l’Amérique puritaine du début du 20eme siècle.

Le couple finira pas s’installer aux Etats Unis et s’établira dans le Wisconsin où l’architecte aura fait construire une maison suivant son concept de maison naturelle qui se marie avec la nature .

Ce roman s’attache surtout à la personnalité de Mamah, tiraillée entre son désir d’émancipation et son amour maternel. Mamah est une femme qui cherche avant tout à se réaliser par elle-même, à devenir  quelqu’un pour elle, qui ne souhaite pas exister au travers des autres, que ce soit un mari, des enfants ou un amant.

Je dois avouer que c’est ce qui m’a mis mal à l’aise dans la lecture de ce livre, certes passionnant car retraçant les premières luttes féministes : le droit pour les femmes de travailler, de voter, de divorcer…..mais, par rapport à mon propre vécu, et bien que défendant ces idées, je n’arrive toujours pas à comprendre comment une mère peut abandonner ses enfants au profit d’une passion.

Et ce n’est pas dans ce roman que j’aurai trouvé une réponse.

En conclusion, je dirai que c’est un bon roman, intense, avec des personnages captivants.

Posté par La JD à 11:21 - lecture - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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